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Description
Cet ensemble comprend les paroisses de Hanvec, le Faou, Rosnoën, Rumengol.
Il porte le nom de la forêt domaniale qui s’étend largement du côté Est sur les paroisses de Hanvec et Rumengol. A l’Ouest l’ensemble est délimité par la mer et la rivière de l’Aulne, face à l’abbaye de Landévennec. Cet ensemble occupe une position centrale dans le diocèse : il est quasiment à équidistance de Brest, Quimper, Crozon et Carhaix. Situé entre Léon et Cornouaille, c’est un lieu de passage, en particulier le Sanctuaire de Rumengol où de nombreux pèlerins viennent régulièrement prier la Vierge.
Un peu d'histoire
Le site du Faou était déjà habité au temps des gaulois (Osismes). Le nom provient probablement de l'ancien breton "fou" (à rapprocher du latin "fagus": hêtre, le bois qui servait, entre autres, à faire les sabots).
La ville est très tôt importante pour son port. Elle est le siège d'une juridiction (tribunal et prison) et d'un vicomté. Le château de la Motte occupe alors une butte (route de Rumengol) en grande partie rasée depuis.
Le tribunal se tient au premier étage des halles. On compte six foires annuelles et dix notaires sous l'ancien régime.
Les belles maisons à encorbellement, à façades à pans de bois couvertes d'ardoises (quelques-unes sont encore visibles) sont occupées au rez-de-chaussée par des boutiques. On trouve au Faou un important relais de poste à cheval.
La rue principale est très étroite pour une ville aussi active; un des côtés sera démoli au milieu du XIXe siècle pour l'élargir.
La prospérité tient pour une bonne part à l'activité du port qui alimente l'arsenal de Brest (créé en 1631 par Richelieu) en bois de charpente provenant de la forêt du Cranou, mais aussi au transport d'engrais maritimes et des productions agricoles de l'arrière pays.
Jusqu'au Concordat (1801), le Faou est séparé en deux paroisses de part et d'autre de la rivière: au nord Saint-Joseph (démolie en 1954) et au sud Saint-Sauveur. Sur ce dernier emplacement une première église a été bâtie par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem au XIIe siècle; l'église actuelle le fut entre 1544 et 1680.
Eglise Saint-Sauveur
Nef courte, double transept, chevet à pans coupés, l'église est rebâtie entre 1544 et 1680. Son élégant clocher en dôme se mire dans la rivière du Faou. Une dizaine d'inscriptions lapidaires rythme, la montée des travaux sur la tour, réalisée en quatre campagnes de travaux, entre 1628 et 1647.
Commencés en 1593, les travaux du porche sud de l'église furent interrompus par un pillage de la ville pendant les guerres de la Ligue. Il ne sera achevé qu'en 1613. A l'intérieur, les apôtres et le Christ, taillés dans le bois, sont placés dans des niches ornées de coquilles, d'entrelacs avec ou sans fleurettes.
Dans l'église, un tronçon de sablière, un masque et deux brochets datant de l'édifice précédent, ornent l'ancienne chapelle de la Dame intégrée au plan, lors de la reconstruction en 1544.
Le mobilier du choeur présente des panneaux aux anges et des chandeliers en bois sculptés du XVIIe siècle, un tabernacle de 1710. Le reste du mobilier est XVIIIe et XIXe siècle. Les vitraux (1935) racontent la fondation légendaire de la paroisse, au VIème siècle, quand Saint Pol Aurélien et Saint Jaoua, délivrèrent la cité de deux dragons.
Ancien prieuré-cure de l'abbaye de Daoulas et paroisse de l'ancien diocèse de Cornouaille maintenue lors du Concordat.
Eglise Saint-Pierre
En forme de croix latine, elle comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur profond d'une travée droite avec chevet à trois pans. Elle a été construite en 1875-1877 sur les plans de l'architecte Joseph Bigot et consacrée le 31 mai 1877.
L'ancien porche, d'excellente facture et datant de 1625 (millésime sur l'arcade), a été conservé ; il comporte des colonnes Philibert Delorme, bien que certaines moulures demeurent encore prismatiques ; les niches à coquille, à l'intérieur, sont vides. Clocher à une chambre de cloches et une galerie, une seconde balustrade à la base de la flèche octogonale sans crochets.
L'intérieur est lambrissé en croisées d'ogives. Les grandes arcades en tiers-point de la nef reposent sur les chapiteaux épannelés des piliers octogonaux. Des oculi éclairent la nef.
Chapelle de Lanvoy
Ancienne église tréviale de la paroisse d'Hanvec.
Chapelle aujourd'hui en ruines. Elle comprenait une nef à chevet plat avec bas-côté sud, une petite aile sud au droit de la dernière travée et une sacristie octogonale. Piliers et arcades ont disparu ; subsistent le maître-autel et un autel secondaire, tables de kersanton sur massifs en pierres de taille. Le clocher, du XVIIe siècle, restauré en 1980-1981, comprend un double étage de cloches surmonté d'un dôme amorti par un lanternon et inspiré de celui du Faou. Le portail ouest est classique ; dans le fronton, un écu martelé. Inscriptions relevées : « HERRI/G », au bas du rampant nord ; - « ROSVEL. F. 1662 » et » (calice) B:...VRT P C », sur la base du clocher ; « M: 1: (calice) BRAS ». La chapelle provisoire est une simple bâtisse rectangulaire, allongée et pourvue d'un clocheton en ciment. Y ont été accueillies les statues anciennes en bois : Ecce Homo, Vierge à l'Enfant, saint Oyen, patron de la chapelle.
Fontaine dans la prairie.
Eglise paroissiale Saint-Audoën
D'un premier édifice construit entre 1550 et 1604 subsistent, en partie, le chevet à pignons multiples de type Beaumanoir et quelques pierres de remploi.
L'édifice, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, porte de nombreuses dates, ainsi que les noms de plusieurs membres de la fabrique.
Une grande campagne de reconstruction semble débuter en 1669 et s'achever au début du XVlllème siècle lors de la mise en place de nouveaux retables et de peintures monumentales. L'ossuaire remonte à cette époque.
Inspiré du recueil d'architecture de Philippe Delorme, le porche sud, vraisemblablement conçu et en grande partie construit vers 1674, n'est achevé qu'en 1714.
La sacristie porte la date de 1722.
Prise en charge, pour une part importante, par une famille de la commune, la campagne de restauration, entre 1889 et 1891, affecte certains piliers de la nef, l'ensemble des baies des bas-côtés alors transformées en fenêtres hautes passantes en lucarne ainsi que les parties supérieures d'un porche.
L'ancien enclos avec cimetière, ossuaire, croix monumentale et portail, a été démantelé en 1925 par le transfert du cimetière et de la croix.
Le calvaire
Le sculpteur landernéen, Roland Doré, intervient en 1648 à Rosnoën, pour la construction du calvaire à "l'yssue du bourg". Ce calvaire est démantelé en 1893.
L'actuel calvaire est composé d'éléments anciens provenant du calvaire de 1648, de la croix de cimetière et d'un croisillon dont les éléments furent sculptés en 1893. La base porte des inscriptions. Le croisillon présente deux statues géminées : saint Pierre et saint évêque/saint Paul et saint évêque. Sur la face Ouest, l'ensemble est complété par une Vierge à L'Enfant.
Les origines du pèlerinage de Rumengol se perdent dans la nuit des temps. Au XIXe siècle, on trouvait encore quelques survivances d'un culte préchrétien. La légende rapporte que Saint Guénolé, le fondateur de l'Abbaye de Landévennec toute proche, après la submersion de la ville d'Ys, y aurait fondé au Ve siècle, un sanctuaire chrétien. Le double patronage de la Trinité et de Notre Dame plaide en faveur de son antiquité.
Le premier texte mentionnant le lieu date du Xlle siècle. Ce sont les dons des pèlerins qui ont permis en 1536 la construction de l'église actuelle qui fut réaménagée à plusieurs reprises par la suite.
Situé au centre de la péninsule bretonne, le sanctuaire de Rumengol a drainé pendant des siècles les foules venues des diocèses de Quimper, de Léon et même de Tréguier, Ã l'occasion des cinq Pardons annuels.
Aujourd'hui encore, Ã l'occasion des deux grands Pardons, celui de la Trinité et celui du 15 août, des milliers de fidèles se pressent aux divers offices, tandis que, pendant toute l'année, de nombreux pèlerins, individuellement ou en groupe, viennent y prier.
Invoquée sous le nom de "Notre Dame de Tout-Remède", "Itron Varia Remed Oll", la statue de la Vierge y est l'objet d'une vénération toute particulière. Elle fut, en 1858, la première Vierge couronnée de Bretagne.
Outre les statues de la Trinité et de Notre Dame, le sanctuaire est réputé pour les deux retables dorés du transept, oeuvres des sculpteurs de la Marine à Brest. A remarquer encore, le baptistère, la chaire à prêcher, l'orgue et les reliquaires. L'extérieur de l'édifice est digne du même intérêt avec son élégant clocher du XVIIe siècle, son porche abondamment garni de statues, dont celles des 12 apôtres en granit polychrome. Tout cela dans un cadre champêtre qui porte au calme et à la méditation.
Cet ensemble comprend les paroisses de Hanvec, le Faou, Rosnoën, Rumengol.
Il porte le nom de la forêt domaniale qui s’étend largement du côté Est sur les paroisses de Hanvec et Rumengol. A l’Ouest l’ensemble est délimité par la mer et la rivière de l’Aulne, face à l’abbaye de Landévennec. Cet ensemble occupe une position centrale dans le diocèse : il est quasiment à équidistance de Brest, Quimper, Crozon et Carhaix. Situé entre Léon et Cornouaille, c’est un lieu de passage, en particulier le Sanctuaire de Rumengol où de nombreux pèlerins viennent régulièrement prier la Vierge.
L'ensemble du Cranou est composé de quatre paroisses.
Le Faou
Un peu d'histoireLe site du Faou était déjà habité au temps des gaulois (Osismes). Le nom provient probablement de l'ancien breton "fou" (à rapprocher du latin "fagus": hêtre, le bois qui servait, entre autres, à faire les sabots).
La ville est très tôt importante pour son port. Elle est le siège d'une juridiction (tribunal et prison) et d'un vicomté. Le château de la Motte occupe alors une butte (route de Rumengol) en grande partie rasée depuis.
Le tribunal se tient au premier étage des halles. On compte six foires annuelles et dix notaires sous l'ancien régime.
Les belles maisons à encorbellement, à façades à pans de bois couvertes d'ardoises (quelques-unes sont encore visibles) sont occupées au rez-de-chaussée par des boutiques. On trouve au Faou un important relais de poste à cheval.
La rue principale est très étroite pour une ville aussi active; un des côtés sera démoli au milieu du XIXe siècle pour l'élargir.
La prospérité tient pour une bonne part à l'activité du port qui alimente l'arsenal de Brest (créé en 1631 par Richelieu) en bois de charpente provenant de la forêt du Cranou, mais aussi au transport d'engrais maritimes et des productions agricoles de l'arrière pays.
Jusqu'au Concordat (1801), le Faou est séparé en deux paroisses de part et d'autre de la rivière: au nord Saint-Joseph (démolie en 1954) et au sud Saint-Sauveur. Sur ce dernier emplacement une première église a été bâtie par les hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem au XIIe siècle; l'église actuelle le fut entre 1544 et 1680.
Eglise Saint-Sauveur
Nef courte, double transept, chevet à pans coupés, l'église est rebâtie entre 1544 et 1680. Son élégant clocher en dôme se mire dans la rivière du Faou. Une dizaine d'inscriptions lapidaires rythme, la montée des travaux sur la tour, réalisée en quatre campagnes de travaux, entre 1628 et 1647.
Commencés en 1593, les travaux du porche sud de l'église furent interrompus par un pillage de la ville pendant les guerres de la Ligue. Il ne sera achevé qu'en 1613. A l'intérieur, les apôtres et le Christ, taillés dans le bois, sont placés dans des niches ornées de coquilles, d'entrelacs avec ou sans fleurettes.
Dans l'église, un tronçon de sablière, un masque et deux brochets datant de l'édifice précédent, ornent l'ancienne chapelle de la Dame intégrée au plan, lors de la reconstruction en 1544.
Le mobilier du choeur présente des panneaux aux anges et des chandeliers en bois sculptés du XVIIe siècle, un tabernacle de 1710. Le reste du mobilier est XVIIIe et XIXe siècle. Les vitraux (1935) racontent la fondation légendaire de la paroisse, au VIème siècle, quand Saint Pol Aurélien et Saint Jaoua, délivrèrent la cité de deux dragons.
Hanvec
Ancien prieuré-cure de l'abbaye de Daoulas et paroisse de l'ancien diocèse de Cornouaille maintenue lors du Concordat.Eglise Saint-Pierre
En forme de croix latine, elle comprend une nef de cinq travées avec bas-côtés, un transept et un choeur profond d'une travée droite avec chevet à trois pans. Elle a été construite en 1875-1877 sur les plans de l'architecte Joseph Bigot et consacrée le 31 mai 1877.
L'ancien porche, d'excellente facture et datant de 1625 (millésime sur l'arcade), a été conservé ; il comporte des colonnes Philibert Delorme, bien que certaines moulures demeurent encore prismatiques ; les niches à coquille, à l'intérieur, sont vides. Clocher à une chambre de cloches et une galerie, une seconde balustrade à la base de la flèche octogonale sans crochets.
L'intérieur est lambrissé en croisées d'ogives. Les grandes arcades en tiers-point de la nef reposent sur les chapiteaux épannelés des piliers octogonaux. Des oculi éclairent la nef.
Chapelle de Lanvoy
Ancienne église tréviale de la paroisse d'Hanvec.
Chapelle aujourd'hui en ruines. Elle comprenait une nef à chevet plat avec bas-côté sud, une petite aile sud au droit de la dernière travée et une sacristie octogonale. Piliers et arcades ont disparu ; subsistent le maître-autel et un autel secondaire, tables de kersanton sur massifs en pierres de taille. Le clocher, du XVIIe siècle, restauré en 1980-1981, comprend un double étage de cloches surmonté d'un dôme amorti par un lanternon et inspiré de celui du Faou. Le portail ouest est classique ; dans le fronton, un écu martelé. Inscriptions relevées : « HERRI/G », au bas du rampant nord ; - « ROSVEL. F. 1662 » et » (calice) B:...VRT P C », sur la base du clocher ; « M: 1: (calice) BRAS ». La chapelle provisoire est une simple bâtisse rectangulaire, allongée et pourvue d'un clocheton en ciment. Y ont été accueillies les statues anciennes en bois : Ecce Homo, Vierge à l'Enfant, saint Oyen, patron de la chapelle.
Fontaine dans la prairie.
Rosnoën
Eglise paroissiale Saint-AudoënD'un premier édifice construit entre 1550 et 1604 subsistent, en partie, le chevet à pignons multiples de type Beaumanoir et quelques pierres de remploi.
L'édifice, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, porte de nombreuses dates, ainsi que les noms de plusieurs membres de la fabrique.
Une grande campagne de reconstruction semble débuter en 1669 et s'achever au début du XVlllème siècle lors de la mise en place de nouveaux retables et de peintures monumentales. L'ossuaire remonte à cette époque.
Inspiré du recueil d'architecture de Philippe Delorme, le porche sud, vraisemblablement conçu et en grande partie construit vers 1674, n'est achevé qu'en 1714.
La sacristie porte la date de 1722.
Prise en charge, pour une part importante, par une famille de la commune, la campagne de restauration, entre 1889 et 1891, affecte certains piliers de la nef, l'ensemble des baies des bas-côtés alors transformées en fenêtres hautes passantes en lucarne ainsi que les parties supérieures d'un porche.
L'ancien enclos avec cimetière, ossuaire, croix monumentale et portail, a été démantelé en 1925 par le transfert du cimetière et de la croix.
Le calvaire
Le sculpteur landernéen, Roland Doré, intervient en 1648 à Rosnoën, pour la construction du calvaire à "l'yssue du bourg". Ce calvaire est démantelé en 1893.
L'actuel calvaire est composé d'éléments anciens provenant du calvaire de 1648, de la croix de cimetière et d'un croisillon dont les éléments furent sculptés en 1893. La base porte des inscriptions. Le croisillon présente deux statues géminées : saint Pierre et saint évêque/saint Paul et saint évêque. Sur la face Ouest, l'ensemble est complété par une Vierge à L'Enfant.
Rumengol
Les origines du pèlerinage de Rumengol se perdent dans la nuit des temps. Au XIXe siècle, on trouvait encore quelques survivances d'un culte préchrétien. La légende rapporte que Saint Guénolé, le fondateur de l'Abbaye de Landévennec toute proche, après la submersion de la ville d'Ys, y aurait fondé au Ve siècle, un sanctuaire chrétien. Le double patronage de la Trinité et de Notre Dame plaide en faveur de son antiquité.Le premier texte mentionnant le lieu date du Xlle siècle. Ce sont les dons des pèlerins qui ont permis en 1536 la construction de l'église actuelle qui fut réaménagée à plusieurs reprises par la suite.
Situé au centre de la péninsule bretonne, le sanctuaire de Rumengol a drainé pendant des siècles les foules venues des diocèses de Quimper, de Léon et même de Tréguier, Ã l'occasion des cinq Pardons annuels.
Aujourd'hui encore, Ã l'occasion des deux grands Pardons, celui de la Trinité et celui du 15 août, des milliers de fidèles se pressent aux divers offices, tandis que, pendant toute l'année, de nombreux pèlerins, individuellement ou en groupe, viennent y prier.
Invoquée sous le nom de "Notre Dame de Tout-Remède", "Itron Varia Remed Oll", la statue de la Vierge y est l'objet d'une vénération toute particulière. Elle fut, en 1858, la première Vierge couronnée de Bretagne.
Outre les statues de la Trinité et de Notre Dame, le sanctuaire est réputé pour les deux retables dorés du transept, oeuvres des sculpteurs de la Marine à Brest. A remarquer encore, le baptistère, la chaire à prêcher, l'orgue et les reliquaires. L'extérieur de l'édifice est digne du même intérêt avec son élégant clocher du XVIIe siècle, son porche abondamment garni de statues, dont celles des 12 apôtres en granit polychrome. Tout cela dans un cadre champêtre qui porte au calme et à la méditation.



















