L'enseignement catholique
Sam 28 août 2010
Edité par le diocèse de Quimper
C'est la rentrée !
Trois cents chefs d'établissement de l'enseignement catholique du Finistère ont fait leur rentrée le 26 août au matin, au lycée La Croix Rouge, à Brest. Ils y ont vécu une matinée de réflexion et de convivialité, rythmée par les sketches de la troupe "I Sont Unik Hein ? !" et les interventions de Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique en France...
En cette rentrée 2010,
l'enseignement catholique du Finistère scolarise quelque 65 000 enfants et jeunes (42 % des élèves du département), au sein de 194 écoles maternelles et primaires, de 48 collèges, 28 lycées, d'une école d'ingénieurs et d'un institut de formation des professeurs.
Le 26 août, les responsables de ces établissements se sont réunis au lycée La Croix Rouge, à Brest. Patrick Lamour, directeur diocésain, les a invités "à continuer de penser l'établissement scolaire autrement". Et il a poursuivi en rappelant des propos que tenait le cardinal Garonne (1901-1994) : "L'enseignement catholique a promu une école de toutes les intelligences, une école ouverte sur la vie, une école qui introduit de la souplesse dans les horaires, entre les disciplines, et qui offre des parcours pédagogiques diversifiés."
Patrick Lamour a insisté : "Fondamentalement, tout choix pédagogique et éducatif révèle un sens de la personne, un style, et un regard porté sur l'élève.
Comment, dans les conseils de classe - par exemple -, lui ouvrons-nous des portes vers de nouvelles perspectives?
Comment faire pour que nos sanctions ne soient pas des jugements sans appel, mais constituent autant de signes que nous croyons encore en l'avenir de l'élève et que notre confiance lui reste acquise?
Comment, dans son orientation, ne pas tout miser sur la sélection, mais sur la construction d'une perspective, pour permettre à chacun d'exploiter au mieux ses talents et ses capacités?"
Quelle promesse faisons-nous ?
Dans cette ambiance de rentrée, Claude Berruer, secrétaire général adjoint de l'enseignement catholique, a rappelé qu'il n'y a pas d'éducation sans promesse. Il a proposé quelques points d'attention qui pourraient servir de toile de fond aux différentes communautés éducatives. "Quelle est la place de la parole de l'élève pendant les temps de cours,en collège et lycée ? Dans quels lieux, la parole des élèves est-elle réellement prise en compte ? L'école évalue surtout des connaissances abstraites, mais une personne, c'est bien autre chose : une sensibilité, des capacités sportives, des qualités d'expression artistiques... Comment valoriser les talents qui ne sont jamais évalués ?"