Le numéro de Bretagne Magazine consacré au patrimoine sacré est toujours en kiosques. Trois questions à son rédacteur-en-chef, Tanguy Monnat.
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Pourquoi ce numéro sur le patrimoine sacré ?
C'est une spécificité bretonne connue de tous ! Les gens de toute l'Europe viennent découvrir notre patrimoine sacré, et notamment les Italiens qui voyagent dans la région pour voir les enclos paroissiaux. Et en même temps, on se rend que nous, qui habitons cette région, nous ne connaissons pas assez ces lieux. L'idée était donc de permettre à nos lecteurs de redécouvrir, ou simplement découvrir, un patrimoine vraiment remarquable...
Quelle était l'idée de Bretagne magazine ?
Donner un aperçu de ce qui se fait de mieux en Bretagne en matière de patrimoine religieux, et aussi permettre à nos lecteurs de se poser des questions, car aujourd'hui, pour de multiples raisons, il y a des incertitudes sur l'avenir de ce patrimoine, notamment en terme d'entretien.
Le patrimoine sacré breton représente aussi un paradoxe !
Oui, car les Bretons aiment conserver leur patrimoine et en même temps ils aiment aussi innover ! C'est sans doute parce que nous vivons dans un pays maritime, ouvert, et marqué au fil des siècles par de multiples influences artistiques. Les Bretons ont fait des chefs-d’œuvre de l'art religieux, comme les vitraux des églises. On aime nos vieilles pierres, on en prend soin, et en même temps on aime créer : c'est un paradoxe, mais un paradoxe doublement intéressant !
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Propos recueillis par Ronan Le Coz

















