
A l'occasion du Pardon de la Saint-Corentin, voici un retour sur les origines de cette fête et un aperçu de la journée du 11 décembre 2011.
11 décembre 2011, 9h…
La Saint-Corentin 2011 fut marquée par deux évènements marquants : le pardon d'une part, l'installation du père Louis Gaonac'h comme chanoine du Chapitre Cathédral, d'autre part.
Ce dimanche 11 décembre, le Pardon de Saint Corentin fut présidé par Monseigneur Le Vert, en présence de Monseigneur Gourvès, évêque émérite de Vannes, le frère Jean Michel Grimaud, abbé de Landévennec, du père André Siohan, premier assistant de la société des prêtres de Saint Jacques et des séminaristes du diocèse de Quimper en formation à Rennes.
La journée commence à 9 heures par la messe franco-bretonne. Daniel de Kerdanet, diacre en insertion pastorale à Quimperlé, prononce l'homélie.
10h45, la messe solennelle s'ouvre par une procession en costumes bretons traditionnels, pour conduire les reliques de Saint-Corentin dans le chœur.
Que serait un pardon de la Saint Corentin sans ses biscuits en forme de poisson? Pour honorer la tradition, à la sortie de la messe, ces gâteaux sont proposés aux paroissiens. Accompagnés d'un verre de l'amitié à la Chapelle Neuve !
Le lendemain, lundi 12 décembre, jour de la Saint Corentin, Monseigneur le Vert installe le père Louis Gaonac’h comme chanoine du Chapitre Cathédral.
Dans son homélie, Mgr l’Evêque a rappelé la triple mission du chanoine :
Quelques années plus tôt…
Le 12 décembre, nous fêtons Corentin, le patron principal de notre diocèse dont il fut le premier évêque. Né en 375 en Cornouaille armoricaine, Corentin devient ermite au pied du Menez Hom. La légende raconte qu'il existait, à côté de son ermitage, une fontaine miraculeuse : tous les jours, le religieux coupait, pour se nourrir, la queue d'un poisson qui repoussait systématiquement !
Il aurait également nourri le roi Gradlon (roi de Cornouaille; 330-405) et des chasseurs lorsque ceux-ci se sont égarés et se sont retrouvés devant son ermitage. Lorsque le souverain créa le diocèse de Quimper, il appela ainsi Corentin ! Il fut consacré à Tours par celui allait devenir Saint Martin.
Saint Corentin mourut le 12 décembre 401. Sa dépouille est enterrée devant le maître-autel de la cathédrale de Quimper. Quant à ses reliques, elles sont restées en Bretagne jusqu'à l'arrivée des Normands sur le territoire au IXème siècle. Ne souhaitant pas qu'elle soient volées, le clergé de Quimper les confia à l'évêque d'Aleth qui les dissémina un peu partout en France. Le diocèse a récupéré peu à peu les reliques à partir du XVIIème siècle.

















