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7° DIMANCHE DE PAQUES A – RENCONTRE AVEC LES DIACRES – ILE DE BATZ – 05.06.11
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| Le 5 juin 2011 |
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Frères et sœurs, en ces dimanches après Pâques, la liturgie nous fait entendre les discours que Jésus a prononcés, selon le récit de saint Jean, avant d’être arrêté et traduit en jugement. Vous imaginez bien, non seulement que ces dernières paroles prononcées par le Christ ont pris une importance particulière pour ceux qui les ont entendues, mais aussi que ces dernières paroles prononcées par le Christ tiennent une place particulièrement importante pour ceux qui, comme nous, viennent après eux : tous les disciples les recueillent comme ce qui peut être considéré comme l’essentiel du message du Christ. Nous venons de l’entendre, au moment de quitter ses apôtres, les dernières paroles du Christ ne s’adressent pas à eux ; elles s’adressent à son Père. Ses dernières paroles sont une prière que vous pourrez aller relire dans votre BIble au chapitre 17 de l’évangile selon saint Jean. Avant de quitter les siens, Jésus prie longuement pour eux. Il est évidemment intéressant pour nous d’écouter et de comprendre ce qu’il demande pour eux et donc pour nous. D’abord, il demande que Dieu les remplisse de sa vie. Car il est venu dans le monde pour que les hommes aient la vie en plénitude. C’est cette plénitude de vie que Jésus demande pour ses disciples en nous donnant ce commentaire : « La vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ». Ainsi il nous donne une clef pour nous aider à découvrir par quel chemin il veut nous entraîner. Ce qui va nous permettre de connaître la plénitude de la vie, d’atteindre le plein épanouissement de ce que nous pouvons être et de ce que nous pouvons faire, de devenir vraiment des hommes et des femmes selon le cœur de Dieu, d’accomplir notre mission et notre vocation en ce monde, c’est de connaître Dieu et celui qu’il a envoyé : Jésus-Christ. Si bien que le premier commandement que Dieu donne à son peuple au Mont Sinaï : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de toute ta force, de toute ton âme et de tout ton esprit », est, nous le comprenons, vraiment la clef de toute la réussite de l’existence humaine. Être chrétien, ce n’est donc pas quelque chose en plus de l’existence ordinaire, à côté, qui ne changerait pas grand chose à notre manière de vivre. Etre chrétien, c’est vraiment devenir l’homme ou la femme que Dieu veut que nous soyons. « La vie éternelle, c’est qu’il te connaisse, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ ». Cela veut dire aussi que la plus grande richesse que nous possédons et que nous pouvons essayer de transmettre aux autres et en particulier à ceux qui nous suivent, aux plus jeunes d’entre nous, c’est cette connaissance de Dieu et de celui qu’il a envoyé, Jésus-Christ. Notre premier devoir de chrétiens, c’est d’agir et de vivre dans la connaissance de Dieu et de transmettre cette connaissance de Dieu, de devenir témoins de cette volonté de Dieu de faire vivre tous les hommes. La deuxième chose que dit le Christ, c’est qu’il prie pour ses disciples, non pas pour qu’ils soient retirés du monde, mais pour qu’ils soient préservés du mal. Il ne demande pas qu’ils soient arrachés à leur existence humaine, mais, au contraire, il demande qu’ils soient pleinement libres de mener cette existence en sachant que Dieu les protège et les accompagne tout au long de leur vie. Croire en Dieu, c’est croire en quelqu’un qui vit avec nous dans la personne de Jésus et qui continue de vivre avec nous par l’Esprit-Saint qu’il nous envoie. Dire que Dieu est un Dieu d’amour, dire que Dieu a fait alliance avec l’humanité, cela veut d’abord dire qu’il ne se désintéresse pas de ce qui nous arrive et qu’au contraire, il demeure proche de nous. Il veut nous faire sentir cette proximité en nous protégeant de ce qui peut nous détruire. Évidemment, ce n’est pas une protection automatique et magique ; c’est une protection qui respecte notre liberté humaine. Il ne nous protège pas sans nous ou malgré nous ou contre nous : il nous protège en nous éclairant et en nous donnant sa force pour que nous soyons capables de mener vraiment une existence humaine digne de ce nom. La troisième chose que nous découvrons dans cet évangile, c’est que Jésus nous considère comme des cadeaux que son Père lui offre : « J’ai fait connaître ton nom aux hommes que tu as pris dans le monde pour me les donner. Ils étaient à toi, tu me les as donnés ». Et cela le remplit de joie, au point qu’il considère que nous sommes sa gloire : Jésus nous aime à ce point que sa fierté, c’est nous ! Enfin, dans cette prière de Jésus, il y a une promesse : celle de la venue de quelqu’un qui ne nous fera redécouvrir tout ce qu’a dit Jésus, celui qui nous guidera vers la vérité toute entière. Celui qui nous permet ainsi de reconnaître qui est Jésus, de rester fidèles à sa parole, de vivre de sa plénitude, celui qui se fait notre protecteur et notre défenseur en ce monde, c’est l’Esprit Saint donné à la Pentecôte, reçu à notre confirmation. C’est lui qui nous donne la lumière et la force : la lumière pour discerner notre chemin à travers les événements de notre vie, à travers les événements du monde ; la force pour avoir le courage de vivre en amis du Christ. Chaque jour que nous vivons nous met dans des situations nouvelles, imprévues, où nous sommes invités à découvrir ce que Dieu attend de nous, ce qu’il souhaite que nous fassions. Comment être mieux fidèles à sa volonté, à son amour ? Comment décider les choses de notre vie pour être vraiment chrétien ? L’Esprit Saint nous apporte sa lumière pour nous aider à voir clair, à comprendre et à découvrir le chemin. Mais il ne suffit pas de voir clair et de savoir ce qui est bien ; il faut encore avoir la force de le faire. La difficulté de notre vie, ce n’est simplement pas de savoir ce qui est bon ; c’est de le faire une fois qu’on le sait. Là encore, l’Esprit Saint nous aide, à condition que nous fassions appel à lui. Frères et sœurs, pouvons-nous mesurer l’importance de l’Esprit Saint dans nos vies et dans la vie de l’Eglise, cet Esprit qui est vie, vérité, force, cet Esprit qui nous fait parvenir à la vie éternelle ? La fête de Pentecôte va nous y inviter dans une semaine. Mais il faut nous y préparer et rendre notre cœur disponible à ce don. Pourquoi pas par une prière spéciale, quotidienne, pour que nous soyons revivifiés dans notre foi dimanche prochain ? L’Esprit de Dieu est quelqu’un qui respecte infiniment notre liberté : il ne viendra que si nous le lui demandons, car on ne peut forcer l’amour. Comme les apôtres réunis autour de Marie après l’Ascension du Christ, et avec tous ceux qui reçoivent en ces jours le sacrement de la Confirmation, prions pour désirer cette venue de l’Esprit ; prions pour savoir nous laisser combler par lui, le don du Père, afin qu’il nous fasse vivre de la vie du Christ. Amen |
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Mgr Le Vert |
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